Entre le 28 janvier et le 4 février dernier, soit en l’espace d’une semaine, une dizaine de véhicules étaient incendiés nuitamment dans des rues de Verviers, principalement rue Renkin, avenue de Spa et place Général Jacques. Les caméras de surveillance ont permis de cerner un individu d’un profil particulier portant un chapeau, qui sera finalement identifié et arrêté le 10 février. Il s’agit de Charlie Carlier, âgé de 30 ans, qui avouera rapidement ces forfaits.
Devant le tribunal correctionnel de Verviers où il a comparu toujours détenu il y a quinze jours, il avait expliqué qu’il avait pété un câble et qu’il ne visait personne en particulier. Il affirmait que ces actes étaient en fait un appel à l’aide, qu’il ne gérait plus rien de son existence depuis qu’il avait rencontré sa mère biologique et que celle-ci lui avait avoué qu’elle aurait voulu le tuer.
Le ministère public avait requis 20 mois de prison, mais la défense avait plaidé la nécessité de le faire suivre psychologiquement et donc d’obtenir un sursis probatoire.
C’est la voie que le tribunal a suivie en condamnant Charlie Carlier à 18 mois de prison, avec sursis probatoire pour ce qui dépasse la détention préventive.