Un père et son fils d’origine serbe mais habitant Verviers sont actuellement tous les deux en prison, le premier pour avoir battu deux de ses filles, le deuxième pour avoir battu et violé sa sœur. Au sein de cette famille de cinq enfants, les filles étaient détestées par leur père parce qu’elles ressemblaient trop à leur mère, qui avait déserté le foyer. Aussi vivaient-elles un vrai calvaire, recevant des gifles et des coups, se voyant imposer des tâches ménagères, se faisant traiter de putes et autres noms de ce style.
Dès lors, à 17 ans, une des filles fait des fugues, parfois d’une semaine, et un beau jour disparaît complètement. Devenue majeure, elle leur annonce qu’elle est mariée à un homme de 38 ans, ce qui rend le père fou furieux car il voulait la marier pour se faire de l’argent. Le fils, à qui le père a délégué la charge de corriger la rebelle, car il a déjà été condamné pour des coups à sa fille, exige alors une explication, mais elle ne veut pas lui parler. Alors, il se déchaîne, la frappe violemment, lui tape à plusieurs reprises la tête contre le mur. Le père s’en mêle aussi en lui donnant des gifles. Hospitalisée pendant 15 jours, elle subira une incapacité de travail de 90 jours !
Dans ses déclarations à la justice, elle évoquera les mains baladeuses de son frère qui la tripotait constamment, avant un beau jour de carrément la violer. Sa jeune sœur de 16 ans parlera aussi de comportements qualifiés d’attentats à la pudeur.
Poursuivis devant le tribunal correctionnel pour ces faits, le fils admet bien juste un coup ou deux mais nie tout viol ou acte sexuel et l’avoir frappée précédemment , de même que le père admettant juste une gifle. Pourtant même les frères disent tous qu’ils les battaient régulièrement.
Le ministère public avait réclamé 4 ans pour le fils, et 2 ans pour le père. Le tribunal a été plus sévère en condamnant le fils à 5 ans de prison, dont un an avec sursis, et le père à deux ans ferme. (L.B.)