Le tribunal correctionnel de Verviers a condamné lundi un Verviétois de 24 ans à 8 mois de prisons avec sursis probatoire partiel pour une fausse alerte à la bombe commise le 7 novembre 2016 à la gare des Guillemins à Liège.
Le tribunal a stigmatisé la panique que de telles menaces peuvent engendrer dans la population dans un contexte de risques d’attentats terroristes, comme l’avait lui aussi souligné à l’audience le parquet de Verviers qui avait requis 8 mois de prison.
Le tribunal a également relevé le caractère inadmissible de ces actes, le juge ne faisant pas droit à la peine de travail sollicitée, estimant que cette peine était inadéquate et ne pouvait correspondre à une juste répression des faits.
Le Verviétois avait appelé le 101 le 7 novembre 2016 afin de signaler que plusieurs bombes avaient été placées à la gare des Guillemins, à Liège. Il avait également affirmé posséder trois armes et avoir « été envoyé pour commettre ces faits ».
Policiers et militaires avaient associé leurs efforts afin de procéder aux recherches des dites bombes. Quant au trafic ferroviaire, il avait été interrompu le temps de l’intervention
Ayant appelé avec son propre gsm, le suspect, connu pour faits de vol, outrages et port d’arme prohibés, avait été interpellé le jour-même et placé en détention. Aucun explosif ni arme n’avait été découvert lors de la visite domiciliaire. Il avait néanmoins adhéré à la page Facebook « des assassins de l’ombre » avait révélé l’enquête.
Comparaissant détenu, le prévenu a expliqué à l’audience qu’il avait commis « un acte stupide » en raison d’un état dépressif. Le tribunal en a tenu compte en octroyant pour la moitié des 8 mois un sursis probatoire, le prévenu devant justifier d’un suivi psychologique et effectuer les démarches en vue de la recherche d’un emploi. (Belga)