Verviers, une ville en pleine mutation. Y compris sur le plan culturel. Le chantier titanesque de la rénovation du Grand Théâtre est un bel exemple de ces dossiers qui doivent redéfinir le nouveau Verviers.
Fermé depuis plus d’un an pour des raisons de sécurité, la bonbonnière a reçu le coup de pouce financier de la Wallonie à hauteur de 13 millions €. Sans qu’une date pour sa réouverture ne soit avancée. Qui s’y risquerait d’ailleurs ?
D’ici quelques jours, un auteur de projet va être désigné. C’est une étape-clé dans ce dossier. « C’est un acte indispensable pour la rénovation du Grand Théâtre car c’est lui qui sera le responsable du chantier, du début à la fin. Il se basera sur l’étude culturelle que nous lui fournirons. Il étudiera l’état du bâtiment et donnera son feu vert éventuel à une réouverture de certaines parties du Théâtre », indique Jean-François Istasse, Echevin de la Culture.
Hier soir, le conseil communal a approuvé un avenant à la convention avec la Spi, chargée de réaliser une étude sur le futur projet culturel. Cette étude a déjà coûté 20.000€. Ce sera 7.700 € de plus avec cet avenant… Dans l’opposition, le MR s’insurge…
« On n’a pas encore fait la moindre tentative de rénovation et on est déjà à 27.000 € de frais d’étude ! Des réflexions sur l’avenir culturel à Verviers ont pourtant été déjà réalisées. Et lorsque la rénovation sera effectuée (pas avant dix ans), quelle sera encore la pertinence de cette étude ?», se demande Marie-Christine Pironnet, Conseillère communale MR.
Que fera-t-on dans ce Grand Théâtre une fois qu’il sera rénové ? Là aussi, la question divise… On parle d’un pôle musical d’excellence, en référence aux nombreux musiciens de talent originaires de Verviers mais un vaste pôle culturel devrait déjà s’installer à Seraing… « D’où vient cette idée ? Qu’en pensent les acteurs de terrain et le centre culturel ? », s’étonne Pauline Dumoulin, Cheffe de groupe Ecolo.
Restera aussi à trancher la question de la gestion du Grand Théâtre rénové. Ce ne sera en tout cas pas le centre culturel a indiqué l’Echevin de la Culture Jean-François Istasse. Juridiquement, ce n’est pas plus possible. Et de toute façon, il ne dispose pas des moyens financiers indispensables. La piste d’une gestion supracommunale tient donc la route. Mais avant cela, il restera à voir quand les travaux débuteront… On parle de 2024 !(MY)
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