L'entreprise Shur-Lok totalement à l'arrêt

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La tension était palpable depuis quelques jours à l’entreprise Shur-Lok, en pleine procédure Renault depuis le 17 septembre 2020. Alors que la phase 1 avait permis de limiter la casse sociale en sauvant 18 postes, la phase 2, elle, se passe plutôt mal. La direction décide de camper sur ses positions en proposant des montants jugés indécents dans le cadre du volet social selon les syndicats.

"C’est une faute grave du chef de l’employeur"

"Au départ, on avait programmé des arrêts de trois heures par jour suite à l’échec de la conciliation de mercredi dernier mais la direction a cru intelligente de dire au personnel qu’elle ne paierait pas les heures prestées pour ces jours où il y a trois heures d’arrêt. Le personnel fâché a décidé d’arrêter complètement le travail", explique René Petit, secrétaire permanent CSC METEA. " C’est une faute grave du chef de l’employeur . Mais il est dans un nuage. Je n’ai jamais vu, en 15 procédures Renault, un extraterrestre comme lui.  C’est une entreprise qui, sur les 9 derniers exercices, a fait 26 millions de profit et a versé 23 millions aux actionnaires. Elle a fait un profit en 2020 alors que les travailleurs, eux, ont dû laisser 600.000 euros de salaire en chômage Corona et pour les travailleurs licenciés, il n’y a strictement rien", ajoute encore Stéphane Breda, secrétaire permanent FGTB. 

Pour les syndicats, il est simplement hors de question que les salariés concernés par ces licenciements s’en aillent dans des conditions qu’ils citent irrespectueuses. " Aujourd’hui, on a précisé à la direction: si vous ne voulez pas payer, on arrête la procédure, point barre. On continue à travailler et on verra dans un an, ou deux, où on en sera, on n’est pas dans une urgence. Si maintenant vous voulez absolument mettre les personnes à la rue, il faut au moins avoir la décence et le respect par rapport aux travailleurs de mettre les moyens financiers corrects pour les personnes qui vont perdre leur emploi".

Les syndicats ont prévu de refaire le point vendredi fin de journée, afin de voir quelles sortes d’actions pourrait être menées à partir de lundi si rien ne venait à se dégager. (M.B)

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