Le premier kilomètre de câbles électriques pour relier l’Allemagne et la Belgique vient d’être posé, à Raeren, derrière l’ancien poste frontière.
Il n’existe pas pour l’instant de connexion électrique entre les deux pays. Pourtant la Belgique a besoin d’importer de l’électricité et l’Allemagne, avec ses importantes infrastructures d’énergies renouvelables en produit trop.
De Raeren à Herve, le long de l’E40
La nouvelle liaison à haute tension, baptisée ALEGrO traversera tout le plateau de Herve jusqu’à Visé. Soit, dans notre arrondissement, les communes de Raeren, Lontzen, Eupen, Welkenraedt, Baelen, Limbourg, Thimister-Clermont et Herve.
L’impact visuel de cette ligne à haute tension sera pratiquement nul. Ces câbles de la taille d’un DVD sont enfuis à près de 2m dans le sol. Autre point positif pour les riverains, le courant y circulera en continu. "En termes de champs électromagnétiques, le courant continu est équivalent aux champs magnétiques terrestres, il n’y aura donc pas d’effets négatifs", indique Els Celens, responsable du projet ALEGrO pour Elia.
Via ses câbles? La production d’une centrale nucléaire
A raison d’un kilomètre posé toutes les 6 semaines, le chantier devrait être terminé l’été 2019. La Belgique pourra vendre et acheter à l’Allemagne de l’électricité un an plus tard, après une série de tests. 1000MW, l’équivalent de la consommation de 10% de la population belge ou de la production d’une centrale nucléaire peut transiter par ces câbles. "Quand vous avez le Nord de l’Allemagne et que vous savez que c’est un réservoir énorme en énergies renouvelables, importer cette énergie moins cher favorisera de toutes façons le consommateur belge", explique Markus Berger, directeur des Infrastructures Elia. (A.M.)